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Ça chauffe pour le Giec
Depuis le "Climategate", gigantesque opération de piratage de mails de climatologues, la pression monte contre le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Dernier épisode fâcheux : la publication par son président Rajendra Pachauri d’un roman rose édité par un magnat indien de l’or noir... Retour sur trois mois de chaudes tensions.
Le 19 novembre 2009, des hackers s’introduisent dans les serveurs de l’unité de recherche sur le climat (CRU) de l’université d’East Anglia (Royaume-Uni), dont les travaux font autorité. Cette correspondance privée de plusieurs climatologues, dont certains collaborent à l’élaboration des rapports du Giec, est divulguée sur un site Web russe. Elle est aussitôt reprise dans le monde entier par des sites "climato-sceptiques" qui invoquent des manipulations de données, la volonté de ne pas partager certaines informations et une certaine virulence à l’égard des "climato-sceptiques".
En particulier, le directeur de l’unité de recherche, Phil Jones, évoquerait le recours à "une ruse" ou "une astuce" pour modifier des relevés de température et "dissimuler une baisse" ("I’ve just completed Mike’s Nature trick of adding in the real temps to each series for the last 20 years (ie from 1981 onwards) amd from 1961 for Keith’s to hide the decline", indique le mail piraté diffusé sur le Web).
