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Cercle de Clichy-Levallois > Actualités

Einstein a toujours raison, même à 7 milliards d’Années -Lumières

9 avril 2010 | Fédé Serge Setterahmane

La revue Nature a publié un article montrant que la Relativité Générale d’Albert Einstein est toujours sans rivale, même à l’échelle cosmique. Du moins juqu’à 7 milliards d’années lumières.

Pourquoi tester Einstein ? Parce que certains des résultats de sa théorie, la Relativité générale, sont de plus en plus durs à avaler. Pour expliquer les mouvements des masses visibles - étoiles, galaxies, amas de galaxies - observés à l’aide des photons de toutes énergies captés par les télescopes, les astrophysiciens et les cosmologistes ont été obligé de "gaver" l’Univers de masses invisibles. Les fameuses énergies et matière noires (ou sombres).

L’alternative, c’est de postuler que la gravitation ne marche pas exactement selon saint Albert sur des très grandes échelles de temps et d’espace. Donc, vérifier Einstein à de très grandes échelles est très important pour savoir dans quelle direction chercher : plutôt changer la théorie de la gravitation, ou plutôt découvrir ce que sont ces mystérieuses énergie et matière noires.

Reniabelle Reyes et al. se sont penchés sur une sorte d’indice composite, baptisé EG, qui combine des mesures de déviation de la lumière par la masse à très grande échelle, le regroupement des galaxies et le taux de croissance des structures galactiques. Les théories alternatives à celle d’Einstein proposent des valeurs différentes pour cet indice... ce qui permet de tester leur capacité à supplanter Albert.

L’équipe a utilisé des données issues du Sloan Digital Sky Survey sur plus de 70 000 galaxies émettant fortement dans le rouge (image ci-contre ou on ne voit que la moitié des observations, l’autre est symétrique). Une sorte de "tranche d’Univers" qui plonge jusqu’à 7 milliards d’années lumière loin de nous et donc autant dans le passé de l’Univers, soit environ la moitié du temps passé depuis le Big-Bang. Le test est donc assez rude. Et Albert l’a très bien passé, même s’il reste un petit espace pour une des théories alternative, modifiant la gravitation. Dans son commentaire, écrit par Anthony Tyson, Nature explique que la future génération de télescopes dédiés à ces surveys devrait permettre d’étendre le test aux trois quarts de l’âge de l’Univers.

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