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JP HUCHON SE REND A LA CITE UNIVERSITAIRE ACCOMPAGNE DE PHILIPPE KALTENBACH ET DE MIREILLE GITTON (PRG)
Une carte de membre de l’Amicale des anciens résidents, une visite de chambre, un coup de pinceau sur un bâtiment muré… Hier, Jean-Paul Huchon, le président PS du conseil régional et candidat à sa propre succession, n’a pas lésiné sur les symboles lors de sa visite de la résidence universitaire d’Antony (RUA).
Cet ensemble de 2 100 chambres est la plus importante cité U d’Europe et un des enjeux majeurs de la campagne des régionales. Lundi, elle avait déjà fait l’objet d’une passe d’armes à l’Assemblée entre Jean-Marie Le Guen, député de Paris, et Valérie Pécresse. Sur ce dossier, l’élue des Yvelines porte une double casquette, celle de ministre de l’Enseignement supérieur et celle de candidate au fauteuil occupé par Jean-Paul Huchon. Aujourd’hui, la RUA est au centre d’un bras de fer avec d’un côté le propriétaire, la communauté d’agglomération des Hauts de Bièvre, et de l’autre les étudiants, les anciens résidents, des associations et tout ce que le département compte de militants et d’élus de gauche. L’agglo veut démolir une partie de la cité U et a déjà muré un bâtiment quand ses adversaires réclament une réhabilitation. Le patron de la région affirme d’emblée être venu à Antony pour « engager une bataille politique et sociale avec les autorités locales qui veulent se débarrasser de ces logements. » « En novembre, nous avons voté une enveloppe de 20 M€, rappelle Jean-Paul Huchon. C’est la première pierre sur laquelle nous bâtirons la rénovation. Si nous sommes élus, ce sera un dossier majeur de notre politique universitaire ! Ils veulent tuer la cité U et se débarrasser des gêneurs. Patrick Devedjian a même parlé de kyste au sein de sa ville ! » Devant quelques dizaines d’étudiants et d’élus, il énumère quelques anciens résidents de la RUA : lui-même, Claude Allègre, Lionel Jospin… Hier après-midi, Jean-Paul Huchon avait répondu à une invitation lancée par le syndicat étudiant Unef à tous les candidats. Nous voulons que les candidats s’engagent à sauver la cité U. Avec la fermeture du bâtiment C en juillet, ce sont déjà plus de 500 chambres qui ont été fermées. »
