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Marche de l’Amitié
17 mai 2007
| Rédacteur Colombes
Mes chers amis,
Nous sommes réunis ce soir pour la deuxième année consécutive, à Colombes, pour célébrer cette journée du souvenir de l’abolition de l’esclavage et de la traite des noirs.
Aujourd’hui, plus encore, il est vital de témoigner notre vigilance à l’égard de tous ceux qui souhaitent faire passer dans les oubliettes de l’histoire notre devoir de mémoire.
Cette journée, nous l’avons ardemment désirée.
Sous l’inspiration de Christiane TAUBIRA, députée Radical de Gauche de Guyane, le Président Jacques CHIRAC lui a donné corps, en l’inscrivant comme journée nationale. De plus, il a exigé des autorités territoriales aide et assistance pour que cet évènement trouve un véritable retentissement.
Jacques CHIRAC a bien compris que nul esprit de revanche, nulle volonté d’opposer les uns aux autres ne nous anime. Nous voulons simplement témoigner, faire oeuvre de mémoire afin que le passé instruise le présent. Présent qui appelle notre vigilance et notre condamnation, alors que nous assistons, passifs, au génocide perpétré au DARFOUR.
Les seules voix audibles, sont celles qui font entendre un discours de raison, conduit par les intérêts économiques et la lâcheté. Lâcheté face à la CHINE devant laquelle nous tremblons tous.
Notre réunion de ce soir n’a aucun sens si elle ne débouche pas sur une volonté d’action pour défendre les populations opprimées du DARFOUR.
Nous devons nous mobiliser contre toutes injustices, quels qu’en soient leurs auteurs.
L’enseignement que nous tirons de ces deux siècles de silence sur l’oppression et l’esclavage des noirs :
Dans ce domaine tout silence est coupable,
Dénoncer des crimes est devoir citoyen.
Des hommes politiques veulent faire taire la mémoire nationale. Ils mélangent volontairement les différents aspects du débat pour semer la confusion dans les esprits et parlent de repentance.
Je vous le dis très sereinement, aucun de nous ne réclame de repentance du peupe de France, car nous sommes partie intégrante du peuple de France. Désigner les acteurs de l’esclavage c’est uniquement faire preuve d’honnêteté historique. Nulle volonté de stigmatiser, mais un rappel significatif des faits :
Oui, certains se sont enrichis,
Oui, des tribus africaines et arabes ont été des négriers.
L’histoire n’est jamais simple, n’en déplaise aux manichéens. Nous n’acceptons pas de limiter notre combat dans un affrontement entre les noirs et les blancs, où les noirs seraient les victimes innocentes.
Mais quand même, force est de constater que ceux qui étaient enchaînés dans le fond des cales des navires étaient tous noirs. Certains, pour nous bâillonner, emploient des arguments fallacieux pour circonscrire cette journée dans une démarche communautaire. Trop attachés à la République, nous refusons ces allégations. Non, notre démarche n’est pas communautaire, sa seule existence tend à la prise de conscience.
Nous sommes à la veille des élections législatives, combien de représentants de couleur seront élus. Réclamer un juste droit est une exigence que nous avons pour que nos enfants se sentent en phase dans cette République laïque et fraternelle.
République qui porte en elle les valeurs d’humanisme qui font de la FRANCE ce pays à part que nous aimons tant.
Nous sommes réunis ce soir pour la deuxième année consécutive, à Colombes, pour célébrer cette journée du souvenir de l’abolition de l’esclavage et de la traite des noirs.
Aujourd’hui, plus encore, il est vital de témoigner notre vigilance à l’égard de tous ceux qui souhaitent faire passer dans les oubliettes de l’histoire notre devoir de mémoire.
Cette journée, nous l’avons ardemment désirée.
Sous l’inspiration de Christiane TAUBIRA, députée Radical de Gauche de Guyane, le Président Jacques CHIRAC lui a donné corps, en l’inscrivant comme journée nationale. De plus, il a exigé des autorités territoriales aide et assistance pour que cet évènement trouve un véritable retentissement.
Jacques CHIRAC a bien compris que nul esprit de revanche, nulle volonté d’opposer les uns aux autres ne nous anime. Nous voulons simplement témoigner, faire oeuvre de mémoire afin que le passé instruise le présent. Présent qui appelle notre vigilance et notre condamnation, alors que nous assistons, passifs, au génocide perpétré au DARFOUR.
Les seules voix audibles, sont celles qui font entendre un discours de raison, conduit par les intérêts économiques et la lâcheté. Lâcheté face à la CHINE devant laquelle nous tremblons tous.
Notre réunion de ce soir n’a aucun sens si elle ne débouche pas sur une volonté d’action pour défendre les populations opprimées du DARFOUR.
Nous devons nous mobiliser contre toutes injustices, quels qu’en soient leurs auteurs.
L’enseignement que nous tirons de ces deux siècles de silence sur l’oppression et l’esclavage des noirs :
Dans ce domaine tout silence est coupable,
Dénoncer des crimes est devoir citoyen.
Des hommes politiques veulent faire taire la mémoire nationale. Ils mélangent volontairement les différents aspects du débat pour semer la confusion dans les esprits et parlent de repentance.
Je vous le dis très sereinement, aucun de nous ne réclame de repentance du peupe de France, car nous sommes partie intégrante du peuple de France. Désigner les acteurs de l’esclavage c’est uniquement faire preuve d’honnêteté historique. Nulle volonté de stigmatiser, mais un rappel significatif des faits :
Oui, certains se sont enrichis,
Oui, des tribus africaines et arabes ont été des négriers.
L’histoire n’est jamais simple, n’en déplaise aux manichéens. Nous n’acceptons pas de limiter notre combat dans un affrontement entre les noirs et les blancs, où les noirs seraient les victimes innocentes.
Mais quand même, force est de constater que ceux qui étaient enchaînés dans le fond des cales des navires étaient tous noirs. Certains, pour nous bâillonner, emploient des arguments fallacieux pour circonscrire cette journée dans une démarche communautaire. Trop attachés à la République, nous refusons ces allégations. Non, notre démarche n’est pas communautaire, sa seule existence tend à la prise de conscience.
Nous sommes à la veille des élections législatives, combien de représentants de couleur seront élus. Réclamer un juste droit est une exigence que nous avons pour que nos enfants se sentent en phase dans cette République laïque et fraternelle.
République qui porte en elle les valeurs d’humanisme qui font de la FRANCE ce pays à part que nous aimons tant.
